Une fresque sur la paix est en cours de réalisation sur les Hautes promenades
Par Maéva EVRARD et Rémi DENNE TATTE
Dans le cadre de la réouverture du musée de la Reddition, prévue le 7 mai prochain, une fresque sur la paix est à découvrir sur les Hautes Promenades. L’artiste rémoise Christine Sejean, s’occupe de la réalisation de ce nouvel art urbain. Elle sera finie ce vendredi.
Un peu d’art dans ce monde de brutes ne peut pas faire de mal. C’est ainsi que la ville de Reims et l’artiste Christine Sejean ont décidé de mettre en valeur la paix à Reims. Ce message passe par la création d’une fresque aux Hautes Promenades. Le mot Paix y est écrit en grand et, autour, les visiteurs pourront y admirer des mots qu’ils ont choisis. En effet, les Rémois étaient amenés à voter pour des mots qui représentent la paix. Plus de 1100 Rémois ont voté. Les mots choisis sont donc espoir, lumière, sérénité et harmonie. « J’ai rajouté des mots qui me tiennent à cœur, qui sont le respect et l’amour, explique Christine Sejean, je pense sincèrement que la paix doit passer ces mots ».
La typographie des lettres P-A-I-X, n’a pas été choisie par hasard. « J’ai eu la chance d’aller visiter la salle des cartes au musée de la Reddition, raconte l’artiste peintre, les lettres de la fresque sont dessinées comme celles de la personne qui dessinait sur les cartes de la guerre à l’époque ». Les couleurs utilisées ne sont pas non plus un hasard. L’artiste rémoise a donc choisi des teintes ressemblant à celles du drapeau français. « Ce n’était pas forcément l’idée de départ mais cela me convient, explique Christine Sejean, on est français et on veut que les choses se passent bien, ici ou ailleurs ».
Aujourd’hui, le street art s’invite de plus en plus dans les villes. À Reims, le poète Ememem a réalisé des mosaïques d’Art déco début avril, notamment sur la place Léon Bourgeois ou encore sur le boulevard de la Paix. « L’art doit être accessible à tous, défend Christine Sejean, l’art urbain permet à n’importe qui de venir s’adresser à l’artiste qui est en train de peindre pour l’interroger sur son œuvre ou simplement permettre à d’autres de lever leur tête de leur téléphone ».
Cet art résonne également avec l’histoire personnelle de la peintre. Fille de parents libanais, ce projet prend du sens pour Christine. « Ça m’apaise personnellement de pouvoir peindre de belles choses et donner de l’espoir, pour moi, pour mon pays ».



