Plusieurs enseignants rémois engagés contre de futures suppressions de poste
Par Rémi DENNE TATTE
Ce mardi 31 mars, une intersyndicale (FSU, l’UNSA, la CGT, la CFDT et SUD) appelait à la grève nationale dans le milieu scolaire. Elle dénonce la suppression de 157 postes à la rentrée prochaine dans le rectorat de Reims.
Une cinquantaine de personnes se sont réunies ce mardi après-midi devant le rectorat de Reims. Un rassemblement à l’appel d’une intersyndicale qui dénonce la future suppression de plus de 150 postes dans la Marne et les Ardennes en septembre prochain. Objectif, faire pression sur le Conseil Social d’Administration, ou CSA de Reims.
C’est lui qui doit acter ces suppressions de postes. Sur les 157 emplois en danger, 99 concernent l’enseignement primaire et 58 le secondaire. « On est là pour défendre le service public », explique Maxime Peduzzi, élu et représentant syndical SNES-FSU au lycée Arago de Reims.
Un peu plus tôt ce matin, il était entouré de plusieurs de ses collègues devant l’établissement rémois. Un blocage qui visait à sensibiliser sur la sauvegarde nécessaire selon lui d’un poste de DDFPT (Directeur Délégué aux Formations Professionnelles et Techniques), amené à être réduit en un simple mi-temps.
« On est venus ici pour défendre notre collègue qui fait un travail formidable, explique Maud, secrétaire générale au lycée Arago. J’ai envie qu’on maintienne son poste et que l’on respecte aussi l’aspect humain ». Les manifestants ont pointé du doigt l’impact que cette réduction, ainsi que toutes les autres, auraient sur la qualité de l’enseignement.

Crédit photo : Cindy Gallée
De son côté, le ministre de l’Education Nationale, Edouard Geffray, défendait ce mardi matin la décision de la suppression de 4018 postes à l’échelle nationale, mettant en avant une « chute démographique vertigineuse ». « C’est une réalité, reconnaît Maxime Peduzzi. Mais il y a une autre réalité qui est le changement des élèves, la prise en charge des élèves et l’accompagnement que l’on doit assurer auprès des jeunes ». Entendu par le rectorat en fin d’après-midi, les représentants de l’intersyndicale se laissaient encore « toute latitude pour poursuivre ou faire évoluer le mouvement ».



