Le devoir de mémoire se perpétue à Reims, berceau de la paix depuis 1945
Par Adriana BANASSOUBECK
Le musée de la Reddition a rouvert ses portes ce jeudi après un an de fermeture pour rénovation. L’occasion de lancer les commémorations autour du 81e anniversaire de la capitulation allemande à Reims. Aux programmes, lectures de témoignages, projection de film, prise de parole et inauguration officielle du musée. Les commémorations se poursuivent ce vendredi et samedi.
C’est un devoir de mémoire plus que jamais nécessaire compte tenu de l’actualité. Le 7 mai 1945, à 2h41, dans ce qui est désormais le musée de la Reddition, l’Allemagne capitulait et la guerre la plus meurtrière de l’histoire prenait fin, à Reims, alors berceau de la paix. 81 ans plus tard, élus et officiels, dont la ministre des armées et des anciens combattants, Catherine Vautrin, le maire de Reims, Arnaud Robinet et l’ambassadeur d’Allemagne en France, Stephan Steinlein se sont réunis pour inaugurer la nouvelle version du musée, désormais devenu l’un des lieux les plus emblématiques de l’histoire de la France du XXe siècle, et ainsi honorer le combat de ceux qui ont redonné une liberté à la France et à l’Europe.
Pour l’occasion, de nombreux Rémois se sont aussi rassemblés devant les portes du musée pour assister à une cérémonie qui mêlait à la fois chant, témoignages et discours. Ils y ont découvert la diffusion du court métrage « Les clés de la liberté » réalisé en 2025 par l’allemand Wim Wenders. La chorale de la Maîtrise de la Cathédrale de Reims a également interprété “Song of hope”, le “Chant des partisans” ainsi que la Marseillaise, accompagnée de l’infanterie de Lille.
Parmi les temps forts de la cérémonie, outre l’inauguration et la visite du musée repensé, il a été plusieurs fois rappelé le rôle important de la ville de Reims en temps comme “ville de victoire et de réconciliation”, rappelant le sacrifice de nombreux soldats pour une liberté collective. “En ma qualité de ministre des armées, je sais ce que nous devons à ceux qui ont combattu pour notre liberté. […] Que ce musée rappelle à chacun et surtout aux jeunes, que la paix n’est jamais acquise.” concluait la ministre Catherine Vautrin
Eric Rochette (Adjoint du directeur de l’Office National des combattants et victimes de guerre de la Marne) :



