Les artistes locaux ont eu leur place au Cabaret Vert
A l’aube de la 4e et dernière journée de festival, le Cabaret Vert continue de fêter sa 20e édition. Si le public est évidemment venu acclamer les artistes « stars », il a aussi eu l’occasion de découvrir quelques artistes régionaux. C’est aussi ça, l’ADN du Cabaret Vert, offrir un boost aux artistes émergents..
D’une scène à l’autre, les déambulations s’enchaînaient au 3e soir de festival à Charleville. Samedi soir, la foule retournait la grande scène « Zanzibar » devant Theodora puis Kygo. Un peu plus tôt, Adéla et Miki avaient déjà bien échauffé un public particulièrement éclectique et intergénérationnel. Entre les deux, Heb, la locale de l’étape, a fait sacrément bouger celles et ceux rassemblés devant la scène du Green Floor. Heb, c’est l’artiste locale électro qui monte. Passée par le tremplin des Inouïs du Printemps de Bourges en début d’année à la Cartonnerie de Reims, elle avait aussi ambiancé la première édition des Plaines Sonores au printemps. A Charleville, Heb a réalisé un « rêve de gosse », de son propre aveu. Une fierté qui intégrait d’ailleurs le début de son set.
Elle qui était encore festivalière la veille, elle qui connaît le festival comme sa poche, était sur scène samedi soir pour déverser ses rythmes acides bercés d’ambiances percussionnées et très colorés. Des sonorités « arcades » qui ont permis d’accrocher un nouveau public, avide de découvertes. Une aubaine pour l’artiste ardennaise qui a pris ses quartiers à Reims. La quarantaine de minutes passée dans la verdure de la scène installée en bord de Meuse doit désormais faire passer l’artiste champardennaise dans une dimension supérieure. « C’est aussi l’occasion de discuter dans les loges, de rencontrer des gens », et de nouer des contacts précieux pour la suite.

Crédit photo : Elodie SAINTE
Booster pour le public et en coulisses
Le jeune rappeur rémois NavyBlu n’aurait pas dit mieux. Lui aussi a déversé ses textes travaillés sur la scène de GreenFloor en ouverture de la session de ce samedi. Casquette vissée sur la tête, il a proposé des sonorités à la fois très rap teintées d’ambiances aux mélodies parfois plus africaines, fidèles à ses origines camerounaises. Un phrasé travaillé qui a séduit un public qu’il n’est jamais simple d’aller chercher en début de journée.
Même le rappeur M.O.S, qui était sur la même scène il y a deux ans reconnaît la qualité de la prestation. Aux premières loges, l’artiste ardennais validait la performance track après track, conscient du travail que ça représente. Une validation de plus après que NavyBlu ait été lauréat Grand Est 2025 du Buzz Booster. Lui aussi espère que son passage au Cabaret Vert ouvre de nouvelles portes, comme tant d’artistes avant lui. C’est aussi ça, l’ADN du Cabaret Vert. Contribuer à l’émergence de talents locaux. L’Alsacien Thomas Schmahl, qui connaît bien Reims également, espère le même enthousiasme, dans un univers plus pop, ce dimanche sur la scène Razorback (16h10).



