La cérémonie de clôture du festival Turbofilm 2026 a couronné un cru de qualité
La 14e édition du festival Turbofilm a rendu son verdict ce vendredi sur le campus Croix-Rouge de l’Université de Reims. 24 courts-métrages réalisés par des équipes étudiantes étaient en course pour obtenir l’un des sept prix en jeu. Six films ont été récompensés, et pas seulement rémois.
De la fierté, parfois de l’émotion et de la surprise, et surtout de la qualité. De l’aveu de tous les acteurs de l’édition 2026 du festival Turbofilm, clôturée ce vendredi soir dans un amphi de l’Université de Reims, la valeur des films proposés par les équipes candidates aux prix du Turbofilm est encore montée d’un cran cette année. De quoi offrir de la difficulté pour les jurys professionnels et jeunes. « De voir la qualité des productions s’élever d’un cran, c’est un vrai sujet de fierté, reconnaît Nathalie Dahm, directrice du Service Universitaire d’Action Culturelle de l’URCA. On reste un festival amateur assumé qui suscite des vocations ».
Sur la ligne de départ, donc, 24 films sélectionnés parmi les 38 qui ont été rendus en temps et en heure en février dernier. Un record de participation qui dit de l’ampleur que prend le Turbofilm année après année. Des équipes rémoises et champardennaises pour la plupart mais qui s’est exporté jusqu’à Nancy, Strasbourg, Paris, Lille et même Toulouse et Bordeaux. « Ca dit du rayonnement du festival, se félicite Nathalie Dahm. Peut-être qu’un jour, il deviendra international », sourit-elle.
Du talent et de belles histoires
Tous sont partis avec les mêmes contraintes. Le 1er février dernier, les équipes, qui avaient 24h pour réaliser un court-métrage de 5 minutes maximum, devaient parler de sororité, de surprise ou d’éloignement. Elles devaient intégrer dans leur production une pièce de puzzle, un fondu enchaîné ou de la voix off et une expression en latin ou « C’est carré ! ». A ce jeu, c’est le Strasbourgeois Anthony Gabellini qui a été élu meilleur film par le jury professionnel pour le film « Per Aspera ». Le prix du public est revenu à Mei Martinez, en duplex de l’Université de Toulouse et qui a la particularité de tout avoir fait tout seul, après plus de 1500 votes validés.
Autre grand gagnant de la soirée, le film « Arrête-moi » d’Emilien Questel, étudiant à Neoma à Reims. Absent de la cérémonie vendredi soir, le jeune réalisateur et son équipe ont raflé deux titres, dont celui du prix jeune. « C’est une surprise pour nous, admet Joséphine, membre du film. Notamment avec toutes les galères qu’on a connues durant le tournage, on est vraiment trop contents ». Bridge-Yaba, élu meilleur acteur avec ses camarades Valentin Cardineau et Téa Vanadia, insiste : « ca prouve à Emilien que c’est un super réalisateur et qu’il ne doit pas en douter ». Lui qui ne voulait même pas envoyer son film, nous disait-on à l’issue de la cérémonie.
Une belle récompense pour une bande qui aimerait pousser l’aventure jusqu’à se professionnaliser, eux qui se sont rencontrés à Neoma et qui ont créé leur structure, 5e acte. Un acting d’autant plus apprécié que l’équipe a reçu le témoignage d’un spectateur qui s’est reconnu dans les acteurs du film. « C’est une super histoire. On n’avait pas connaissance de la pathologie qu’avait ce monsieur, on s’était plutôt inspiré d’un Marvel pour notre histoire, mais ce qui est intéressant, c’est qu’il a dit que c’était réaliste ». Quand la réalité rejoint la fiction, c’est aussi la magie du Festival Turbofilm. Rendez-vous en 2027.
PALMARES 2026 DU TURBOFILM
- Prix du meilleur film :
« Per Aspera » de Anthony Gabellini
. - Prix du meilleur scénario :
Steven Lemée dans « Géométrique » de Miryam Monachesi
. - Prix du meilleur montage :
« La pièce manquante » de Gaspard Dupin
. - Prix de la meilleure interprétation :
Bridge-Yaba Gouessey, Valentin Cardineau et Téa Vanadia dans « Arrête-moi » de Émilien Questel
. - Prix de la meilleure photo :
« Voyeur » de Arthur Hénon
. - Prix du public jeune :
« Arrête-moi » de Émilien Questel
. - Prix du public :
« L’autre et moi » de Mei Martinez



