Autour de 2500 personnes dans les rues de Reims ce jeudi 5 novembre

Par Gauthier BAUDESSON

Près de 2500 personnes ont défilé dans les rues de Reims ce jeudi matin à l’appel d’une intersyndicale pour réclamer notamment une hausse des salaires, préserver le service public et défendre les revendications lycéennes et étudiantes. Une manifestation qui s’est tenue dans le calme.

Ce jeudi matin, près de 2500 personnes ont défilé à Reims en marge des revendications contre la vie chère, notamment. Une manifestation organisée à l’appel d’une intersyndicale composée de la CGT, FO, et d’autres (pour les salariés), AER pour les étudiants. L’ensemble du cortège a suivi le parcours traditionnel, qui a débuté à 10 h devant la maison des syndicats, en passant ensuite par la place Royale, la place d’Erlon, la rue de Vesle, ainsi que par le boulevard Foch et le boulevard Lundy. La totalité de cette marche s’est déroulée dans le calme et s’est terminée peu avant 13h, boulevard de la Paix.

Au cœur de ce rassemblement, les manifestants ont principalement exprimé leur mécontentement à l’égard du coût de la vie. Le pouvoir d’achat et la revalorisation des salaires faisaient partie des revendications, tout autant que les conditions d’études défendues par de nombreux jeunes mobilisés, à l’image de Lou, étudiante d’une vingtaine d’années. « Les propositions données (par le gouvernement, ndlr) ne sont pas suffisantes. Je ne suis plus au lycée, mais en termes de réduction des classes scolaires, toutes les classes ne sont pas concernées. Les budgets pour l’éducation sont encore réduits alors qu’il y a déjà des manquements. Malgré les réductions, le prix de l’essence reste bien trop élevé. Et puis au quotidien, on se prive beaucoup, j’ai beaucoup d’amis étudiants qui ont réduit leurs repas et leurs sorties », explique-t-elle.

Sortie de crise à venir ?

Dans la foule, beaucoup espéraient avoir enfin l’écoute attendue par le gouvernement. Auquel cas, le mouvement devrait se poursuivre par une nouvelle mobilisation ce samedi. Dans l’après-midi, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé la tenue d’une « conférence sociale » à Matignon, lundi 9 novembre, en présence des syndicats et du patronat. Des échanges qui devront permettre « d’apporter des réponses aux questions de pouvoir d’achat et de salaires », précise Matignon dans un communiqué.