Lujipeka : « Je veux que sur scène, l’énergie soit positive »

Après une résidence de plusieurs jours à la Cartonnerie, le rappeur Lujipeka montera sur scène ce jeudi soir (ouverture des portes à 20h). Et avant de faire bouger la Carto, il a accordé quelques minutes à Emma et Gizem. Extraits..

Luji, quelques mois sont passés depuis la sortie de ton album, Brûler Paris, comment tu te sens depuis ?

Très bien, je sens que les gens qui me suivent ont apprécié le projet. C’est un projet qui a pris un an, un peu plus. J’avais une petite pause après l’album précédent, j’en avais un peu marre en vérité. Et après quelques mois de pause, je me suis remis en studio, et on a travaillé sur ce disque là. Et depuis la sortie, on a travaillé sur la tournée, et j’ai hâte.

Cette pause t’a permis de te retrouver dans ta musique.

C’est ça, ca a marqué mon départ en indépendant. J’ai créé mon label, et ça a été l’occasion de créer la musique que je voulais, comme je voulais, donc ça a été bénéfique.

On y retrouve beaucoup de nostalgie, de mélancolie. Comment tu sélectionne les moments de ta vie dont tu vas parler ?

C’est venu assez naturellement. Après ma pause, je ne savais pas par où reprendre, et à travers des expériences, des moments, des soirées, finalement, quand les choses sont réelles, c’est assez simple à faire. J’ai fait cet album avec tout le mood de cette année là. Ca m’a permis de passer outre. C’est vrai qu’il y a quelque chose d’assez triste. Mais une fois que tout était fini, ça m’a permis aussi d’aller mieux, d’aller de l’avant, ça a aussi ce pouvoir là de pouvoir faire de la musique.

 

« Cet album, il est à la fois assez perso et très universel »

 

C’est un exutoire d’écrire ?

Oui, ça a toujours été un peu ça. Quand on traverse des périodes difficiles, le fait d’en faire des chansons, un album, ça aide à avancer. Et quand ça sort, on se sent un peu libéré. Et même si l’album est assez sombre, mais ce n’est pas une énergie que j’ai envie de retranscrire sur scène. Je veux que sur scène, ce soit plus positif. j’ai toujours un peu cette dualité là.

Le son que tu as préféré travailler c’est lequel ?

Je dirais « dix fois plus ». C’est un son qui est venu naturellement, que j’ai fait quasiment d’une traite. J’aime beaucoup la mélodie, je trouve que c’est vraiment mon ADN, les gens le kiffent. Il a quelque chose à part.

On disait qu’il y avait beaucoup d’introspection dans cet album. Tu parles d’un Antonio, est-ce que c’est pas un peu ton alter ego ?

C’est ça, c’est un peu un personnage qui s’est créé cette année. C’est parti un peu d’une blague au départ. C’était un peu mon personnage fou, une sorte d’alter ego, que je développe dans l’album et cette outro où je dis qu’il va laisser sa place au vrai moi, c’est un peu l’idée de se dire « arrêter les conneries, aller de l’avant », c’est un peu la conclusion de cet album. Je l’ai fais pour moi, mais c’est à la fois assez perso et plutôt universel comme projet. On n’est moins seul qu’on ne le pense à traverser des moments difficiles. Et en concert, ça crée cette belle énergie.

Propos recueillis par Emma LOTTE & Gizem OZCAN

Découvre l’entretien complet ici :